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L’actrice suédoise a passé une année mémorable, mais ça n’est que le début.

Il y a peu, peu de personnes auraient reconnu le nom ou le visage d’Alicia Vikander. Maintenant, c’est comme si l’actrice de 27 ans était partout, présente dans 4 films sortis en 2015, sur les couvertures des magazines, et à toutes les cérémonies de récompenses de la saison pour ses performances dans The Danish Girl et Ex Machina. Désormais nominée aux Oscars pour sa performance drôle et sincère dans le rôle de Gerda dans The Danish Girl, l’actrice originaire de Suède discute du challenge d’être sous les feux des projecteurs, le frisson de la reconnaissance et ce que ça fait d’être nominée pour la première fois.

Félicitations pour ta première nomination aux Academy Awards.

Ça paraît toujours aussi surréel, surtout quand on le dit à voix haute. J’ai encore du mal à croire que mon nom fasse partie de cette phrase. Mais c’est vraiment magnifique, c’est au delà de ce dont j’aurais pu rêver.

Je t’ai rencontré au festival du film de Cannes l’an dernier, et j’ai senti que tu aurais ton moment. Qu’est-ce que ça fait de passer d’un relatif anonymat à être la personne à qui tout le monde veut parler ?

C’est vraiment écrasant, dans le sens où ça a vraiment beaucoup changé ces derniers mois. Je pense qu’on ne peut pas vraiment s’y préparer. Mais je me sens assez tranquille à faire toutes ces interviews, aller à des cérémonies de récompenses pour me présenter ou monter sur scène pour faire un discours pour la première fois de ma vie.

Est-ce que tu peux rester toi-même dans ces moments ?

Je pense que « rester soi-même » c’est ce qu’on cherche tous à faire. C’est savoir ce qui te tient debout et ce qui te ramène à la réalité. C’est réaliser que c’est génial de faire toutes ces choses, et quand je suis en repos j’appelle mes amis, lis mes livres, me promène. Je m’enthousiasme quand je trouve un nouveau projet ou travail que je veux développer, ou que je rêvais de faire. Ce que je veux dire c’est qu’il ne faut pas avoir peur de ce qui ne doit pas changer. Ce qui a fait ce que tu es depuis le début n’a pas de raison de changer.

L’an dernier tu as fait un film d’époque très reconnu, The Danish Girl. Un thriller de science fiction qui donne à réfléchir, Ex Machina. Et maintenant tu fais un film d’action, le nouveau Bourne. Tu joues tellement de genres différents mais tu en es où en tant qu’actrice ?

Quand il s’agit de mon art, la comédie me met vraiment à l’aise. Tu veux accepter des rôles qui constituent un challenge, parce qu’en toute logique ça te permet de faire quelque chose que tu n’as jamais fait auparavant. J’aime le fait d’apprendre autant sur moi en jouant, avoir la chance d’essayer différents rôles et comprendre des personnages. Et également devoir chercher au fond de soi ces émotions. Dans la vie normale, il y a beaucoup d’émotions que l’on enfouie par morale ou par rapport à la société. Dans la vie de tous les jours, tu vis d’une certaine façon. Mais quand tu joues tu peux faire n’importe quoi et explorer les possibilités. C’est très libérateur. Parfois, des émotions que je ne pensais pas avoir en moi me semblent soudainement intéressantes et proches de moi. Quand je tourne et que j’essaie, c’est ce frisson que j’aime le plus.

Est-ce qu’il y a une scène particulière à laquelle tu penses ?

C’est quelque chose que j’ai fait dans mon tout premier rôle dans le film Pure. Je jouais une jeune fille difficile. Essayer de trouver la complexité et la colère en elle (ce qui n’est pas du tout moi), y arriver et me laisser aller, c’était vraiment libérateur.

Je n’ai pas pu quitter Gerda des yeux dans The Danish Girl. Tu as un partenaire magnifique en Eddie Redmayne.

C’est un acteur extraordinaire, un ami et homme incroyable. Il se donne vraiment. Voir le travail qu’il a mis en œuvre pour créer Lili était extraordinaire. Beaucoup de gens étaient impliqués dans ce film depuis longtemps, et je sais qu’Eddie avait lu le script depuis plusieurs années. Je suis un peu arrivée en dernière, la nouvelle. Quand je suis arrivée à mon audition, j’ai vu le travail qu’il avait accompli, j’étais impressionnée.

Quelle scène as-tu fait pour ton audition ?

C’est la scène après la première nuit où Lili et Gerda sont allées au bal et Lili embrasse un autre homme. C’est la scène où ils se réveillent le lendemain. J’avais fait une lecture et rencontré le directeur Tom Hooper avant d’être rappelée pour faire une lecture d’alchimie avec Eddie. C’était vraiment dur pour les nerfs. J’avais rencontré Eddie quelques mois plus tôt aux BAFTA où on avait remis une récompense ensemble. Il était tellement mignon, il m’a dit « Je sais que tu es nerveuse, je suis désolé de te mettre dans cette situation. » Après on s’est assis par terre et on a discuté un moment de la scène, des rôles et ce que l’on voulait faire.

Quand tu as fait la scène, est-ce que tu as senti que tu avais le rôle ?

On a été très silencieux après. J’essayais de décrypter Eddie et Tom. Eddie a regardé en l’air, apparemment il était ému. C’était adorable de travailler avec lui parce qu’il a fait toute la scène même s’il savait qu’il avait le rôle, quand on a fait la scène on l’a tous les deux ressentis. Mais quand je suis partie, tout ce que j’espérais c’est un appel qui me dise que je l’avais.

J’imagine que ça t’apprend aussi la différence entre jouer et faire un rôle, quand tu atteint de vraies émotions.

Quand j’entends « Coupé ! » ou quand une scène est terminée et que je ne sais pas vraiment ce qu’il se passe, c’est le meilleur. J’adore faire les répétitions, et pour The Danish Girl, Tom nous a fait le cadeau d’avoir 2 ou 3 semaines de répétitions, plus que pour tous les autres films que j’ai fait. C’est génial de pouvoir réaliser dans quel monde on est et savoir qui est ton personnage. Quand tu fais la scène et te laisse aller, c’est un sentiment magnifique de s’y perdre.

Une des choses les plus remarquables chez Gerda c’est la complexité de ce qu’elle vit. Elle aime son mari, mais elle doit le laisser partir pour qu’il devienne ce dont il a besoin, être Lili.

Ce que je trouve remarquable chez elle c’est l’impression qu’elle a toujours su qui était la personne qu’elle aime. J’aime l’idée que ce soit par l’art que cela a commencé, les dessins et peintures d’Einar, ou Lili en Einar. J’aime qu’elle soit une femme moderne qui a pu voir les choses comme elles sont, mais elle pouvait aussi, à une époque où il existait peu de références pour ça, voir qui était Lili dès le début.

C’est un véritable amour.

Exactement, et j’aime qu’il soit si pure. Je l’admire d’avoir toujours été à ses côtés et être d’un tel soutien. Évidemment le voyage était difficile, et elle a du être terrifiée à plusieurs reprises de perdre la personne qu’elle aimait. Elle savait que leur relation ne serait plus jamais comme avant.

Elle est forte, marrante, intelligente et a confiance en elle dès la première seconde où on la voit. Elle est déjà l’image de la femme moderne.

C’est incroyable de voir Lili et Gerda ensemble. Rien qu’en photo on peut voir le lien qui les unissait, et comme elles étaient artistiques et espiègles. Il y avait beaucoup d’humour et de rigolades entre elles. C’est beau de découvrir ça, est-ce de l’amour ? Est-ce de l’amitié ? De la passion ? De la compréhension ? Du don de soi ? J’imagine que c’est tout à la fois, mais c’est aussi ce qui rend cette histoire magnifique, parce qu’elles traversent toutes ces étapes ensemble.

Quand tu as le temps, est-ce que tu arrives à te balader dans les rues sans te faire harceler ?

Oui. La plupart du temps. Je travaille beaucoup. Quand je ne travaille pas, je suis chez des amis. Je ne sors pas tant que ça, en fait. J’essaye juste de sortir avec ma famille et mes amis. J’aime être dans la nature, mais j’aime aussi beaucoup être à la maison, cuisiner et inviter des amis.

Juste une star du cinéma normale.

C’est bizarre, parce qu’en grandissant en Suède, je ne pouvais même pas en rêver. Je ne pensais pas vraiment que ça existait, parce que je n’imaginais pas qu’on pouvait travailler à l’étranger, c’était comme un rêve très éloigné.

Qu’est-ce qui l’était ?

Hollywood, ou l’industrie du film, tout ça. Même si ma mère est actrice, je rêvais d’être sur scène en Suède, ou peut-être faire un film tous les 4 ans en Suède. Et puis ensuite, tu arrives ici, ce qui est merveilleux c’est qu’en fait, le travail n’est pas vraiment différent. Je pensais que ce serait vraiment différent quand je suis arrivée pour la première fois dans un studio. Le premier jour est arrivé, il y avait le directeur et mes co-acteurs, on s’est rencontré dans une toute petite pièce sans fenêtre. J’étais là « On dirait un placard, et on va juste faire des répétitions comme on fait d’habitude. » Ensuite tu rentres sur le plateau, il y a énormément de monde, mais le travail en lui-même n’est pas différent.


Pour The Wrap | 12 février 2016 | Traduit par Quarante2minutes ©