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Pour Alicia Vikander chaque nouveau film est un nouvel amour.

À 27 ans, Alicia Vikander, originaire de Suède, a toujours l’air d’une étrangère ébahie à Hollywood. Le fait qu’elle apparaisse dans 7 films américains l’an dernier ne l’empêche pas d’être heureuse, de façon désarmante, de faire ce qu’elle fait. Elle a une voix posée, est polie et extrêmement réfléchie. Le monde est son huître et en ce moment elle trouve une abondance de perles.

« Quand je suis venue ici, à LA, pour la première fois, c’était pour un essai, raconte-t-elle en anglais avec son léger accent. J’ai appelé ma mère, j’étais là ‘Je suis chez Universal, mais pas dans le parc d’attraction. On m’a emmené de l’autre côté, dans le studio.’ »

Cela s’est transformé en une saison de récompenses bien remplie, avec une nomination aux Oscars pour son retournement frappant en peintre dont le mari reçoit l’une des premières opérations chirurgicales de changement de genre connue, dans The Danish Girl. Elle a également reçu un clin d’œil pour un second rôle aux Golden Globes, pour avoir joué un droïde doué de sentiments dans le très glorifié Ex Machina. Et maintenant elle a le plaisir de faire venir ses parents en Amérique pour lui rendre visite.

« J’étais à la maison pour Noël, on habite dans une petite ville à côté de Gothenburg, une ville de pêcheurs. On est allé à Gothenburg – une grande ville – et mon père a essayé un costume pour la première fois de sa vie. À 65 ans. Il était tellement beau. Ils vont venir à Vegas [où elle tourne une suite de Bourne avec Matt Damon] et mon père est un grand fan de Bourne. »

« Pouvoir faire ça pour ma famille me fait réaliser à quel point j’ai de la chance. »

Mais pour en arriver là, en revanche, il s’agit sûrement plus de travail que de chance. L’an dernier les films Sun of a Gun avec Ewan McGregor ; Seventh Son, avec Jeff Bridges et Julianne Moore ; son travail richement accompli dans le méconnu Testament of Youth ; The Man From U.N.C.L.E. et la locomotive de Bradley Cooper Burnt sont également sortis aux USA. La quantité de travail n’a même pas dilué la qualité de l’expérience pour elle.

« Tu es immergé dans un film, évidemment tu ne penses plus qu’à ça, dit-elle. Et puis tu t’en vas, tu lis un nouveau script et tu as un nouveau coup de cœur. Et puis tout d’un coup c’est tout ce qui t’intéresse – c’est comme un nouvel amour. Et j’ai de tendres souvenirs de chacun d’eux. »

Ex Machina qui traite des problèmes autour de l’intelligence artificielle, et The Danish Girl, qui concerne les problèmes de transsexualité, sont arrivés à la période culturelle idéale, même si les deux sont en projets depuis des années. « J’ai intégré Danish Girl il y a deux ans, juste pour voir les changements de la société à cette époque – un tel changement culturel et social, même depuis qu’on a terminé le film – c’est magnifique. »

Même si les conversations détaillées avec sa famille et ses amis sur les questions de la transsexualité restent parmi ses souvenirs préférés du projet, elle va droit au cœur du problème de son personnage Gerda Wegener, avec l’épreuve de la transformation de son mari Einar en Lili Elbe. « C’est la peur que tous ceux qui aiment quelqu’un connaissent : ils savent que c’est vivant, qu’on ne peut pas le retenir et qu’on ne sait jamais quand ça pourrait nous quitter. Elle voit le monde tel qu’il est, et elle voit son amoureux pour ce qu’elle est. Gerda sacrifie et donne, sachant qu’il est possible que cela signifie de laisser partir cette personne. »

« Il est intéressant qu’avec ses peintures, son subconscient en tant qu’artiste, ressorte. Elle n’a probablement pas réussi à mettre de l’ordre dans ses pensées, mais c’est visible dans son travail. C’est presque comme si elle avait toujours su. »

« J’adore cette réplique du script, Lili dit ‘Tu m’as permis de visualiser le vrai moi.’ »

« J’aime l’idée que Gerda s’est en fait épanouie dans son travail en découvrant Lili. »

Dans Ex Machina d’Alex Garland, qu’elle considère comme le meilleur script qu’elle ait lu, elle s’est servie de sa formation de danseuse classique. « Si tu es juste au dessus de la perfection, tu perds le décalage et le contre-temps que chaque humain a, même s’il y en a toujours » dit-elle de sa difficulté à essayer de créer quelque chose de subtil, qui permette au spectateur de s’interroger sur l’humanité possible d’un robot.

Garland « m’a donné un très bon conseil sur une chose qu’il a vu dès le début – ne jamais jouer la sexualité, mais toujours garder des yeux de biche, comme un nouveau-né, ce qu’elle est. Et puis ça devient un jeu de pouvoir. Tu veux faire attention à elle. Et puis tout le public est pour elle. »

« C’était intéressant de faire les conférences de presse pour ça. Tous les journalistes qui venaient, ils avaient tous un point de vue différent sur le film et étaient persuadés que tout le monde pensait la même chose. Une personne m’a dit ‘Donc, Ava, quelle sal***’. D’autres me disaient, en tapant la table ‘Mince, qu’est-ce que je compatis avec elle.’ Tout revient à savoir si vous, en tant que spectateur, croyez qu’elle a une conscience ou non. »

« Si vous voyiez une femme dans une boîte, dans une pièce en sous-sol, au loin, que ressentiriez-vous ? Si ça vous touche à ce point, alors l’histoire c’est une chose. Sinon… On ne donnera jamais de réponse. »


Pour Los Angeles Times | 29 janvier 2016 | Traduit par Quarante2minutes ©